Fondatrice d'un cabinet de conseil, Lucile se révèle dans sa passion

4 décembre 2018

Je suis l’heureuse fondatrice de LUV Conseil, un cabinet de conseil en gestion administrative. En réalité, cette structure a pour vocation d’incuber le projet qui m’anime intimement : exporter des trésors français, vins et spiritueux, à l’international.

Vous arrivez à me suivre ? Je m’explique. Aujourd'hui, j’accompagne les entreprises sur un plan comptable, juridique ou organisationnel (rédaction de statuts, augmentation de capital, clôture de comptes, audit, gestion de crise et conseil en management).

Ma réflexion a abouti sur le parti de lier l’utile à l’agréable : mêler mes compétences administratives à un projet à la fois lucratif et qui m’inspire…

Le projet

Je veux exporter des vins et spiritueux français à l’étranger, dans un certain nombre de pays différents, parce que c’est un moyen de mettre en valeur une des perles de notre patrimoine.
Là encore je m’en remets à une combinaison de deux ingrédients de ma personnalité : orientation vers l’international et dimension pédagogique. J’ai choisi un cursus universitaire en relations internationales. D’autre part, j’éprouve un grand plaisir à faire découvrir à des personnes qui n’ont, a priori, pas la culture ou les codes ce qui pour moi constitue un symbole de la société française. Ce qui me plaît tout particulièrement dans cette démarche, c’est de révéler des vins, d’en parler avec mes émotions, tout en m’adaptant dans le choix du produit et des mots, à des goûts différents des nôtres.

Par ailleurs, l’univers des vins et spiritueux est un véritable domaine d’arts en France, dont la transmission est facilitée par notre seule nationalité. C’est quelque chose que l’on ressent systématiquement lorsque l’on parle de vin à l’étranger, ce qui me rend fière. Et au-delà, je me sens invitée à apporter ma propre expérience sur tel ou tel produit.

En 2014, j’ai assisté à quelques cours du soir en œnologie à Saumur et j’y ai pris part avec délice. Aujourd’hui cette science et ses praticiens sont de précieux partenaires. Pour ma part, je souhaite conserver ma spontanéité et ma capacité d’émerveillement face à des découvertes de produits et ne pas trop m’approprier leur langage. Je crois qu’un néophyte reste plus ouvert et plus proche de ses interlocuteurs, contrairement aux hommes de métiers. Ces derniers me sont toutefois indispensables dans le sourcing et le conseil des vins en parfait accord avec les désirs de mes futurs clients.

En tant que fondatrice de ma structure, j’assouvis une envie de liberté dans mon travail. J’ai apprécié chacune de mes expériences, mais là, c’est moi qui décide et applique immédiatement mes décisions. J’assumerai également les conséquences si toutefois je commets des erreurs. C’est à la fois effrayant et grisant.

Parmi les vertus nécessaires à la réalisation de ce projet, il y a tout d’abord l’humilité : il faut être capable d’aller chercher l’appui des connaisseurs, ceux qui ont touché de près ou de loin au monde du vin. J’ai vraiment besoin de leur expérience. Ils sont autant d’enseignements qu’un voyage qui pourrait m’apprendre comment fonctionne un marché en particulier. Leurs conseils sont comme une mine d’or qui viendrait directement à moi.

Mais vient ensuite le discernement, ou comment « savoir faire le tri ». On ne peut pas tout faire, aller dans tous les pays et travailler avec tout le monde. Je dois faire des choix, et il y a forcément des conseils que je ne vais pas suivre.
La persévérance et le courage sont importants aussi. Devant l’ampleur de la tâche, on peut se sentir comme face à une chaîne de montagnes mais en réalité, il suffit d’y aller un pas après l’autre. La méthodologie ? Elle est toute simple : je décide de la tâche par laquelle je commence, je structure le reste. En l’occurrence, je choisis dans quel pays je me rends pour vendre ou juste pour écouter, sonder le marché. Ensuite, je m’attèlerai à définir mon business plan.

Portrait chinois

Si j’étais un projet, je serais celui de Geoffroy de Reynal : cet ingénieur de formation a créé l’Iglou, un abri innovant pour les sans domicile, conçu et fabriqué à Bordeaux. « Plus chaud, plus étanche qu’une tente, plus vaste et plus résistant. Lavable, réparable et recyclable, l'Iglou est compact et s'assemble facilement. Il est équipé d'une lampe solaire intégrée. »
J’admire l’homme autant que le projet, car ce seul individu est à l’origine d’une initiative qui va en aider beaucoup d’autres. Il a su fédérer, proposer une solution solide, et il sert une grande cause.

Si j’étais un objet, je ne serais pas une chope de bière mais j’aime néanmoins énormément son symbolisme : le concept de quelques bières d’un groupe en terrasse, ou du fond de mousse qui colle dans les verres vides et témoigne sans équivoque du moment de plaisir qui vient de se dérouler... C’est la représentation parfaite de la convivialité, de la simplicité. Cela me fait toujours un doux effet ! Ajoutez à ce tableau une bougie au milieu et ça fait une photo d’artiste… ou le banquet d’Astérix !